Notre histoire

La plateforme web Criminocorpus a été ouverte en 2005 à l’initiative d’un collectif de recherche associant historiens, archivistes et documentalistes et dans le cadre d’une Action concertée incitative du CNRS (ACI Histoire des savoirs, 2003-2005). L’objectif était de créer un site portail de ressources en libre accès sur l’histoire des crimes et des peines. Durant dix années, ce portail innovant et expérimental fut régulièrement enrichi de contenus et de fonctionnalités nouvelles à travers, notamment, le projet ANR Sciencepeine (2009-2013).

Le site a été consolidé en 2015 par la création du Centre pour les humanités numériques et l’histoire de la justice (CLAMOR), une unité mixte de service (UMS 3726) placée sous la double tutelle du CNRS et du ministère de la Justice, en partenariat avec les Archives nationales. Le CLAMOR a été partenaire du projet pédagogique innovant « Au Tribunal » (Sciences Po USPC 2015-2018), du projet de recherche « Patrimoine carcéral normand » (2015-2018) et pilote du projet participatif « HUGO. Patrimoine des lieux de justice » (2016-2018).

Premier centre d’humanités numériques dédié à l’histoire de la justice, l’unité contribue au tournant numérique des sciences humaines en rassemblant des spécialistes de l’histoire de la justice et de l’édition numérique autour de projets novateurs. Elle vise ainsi à faciliter la recherche et à promouvoir la connaissance de la justice par son histoire auprès des acteurs de l’institution judiciaire et des publics intéressés par cette thématique. Elle propose dans ce but une offre cohérente de services s’inscrivant pleinement dans la politique nationale de science ouverte et de valorisation des sciences en société portée par le CNRS.

L’unité assure le développement de la plateforme de publication Criminocorpus composée d’un site musée et d’une revue nativement numérique, issue des dossiers thématiques du premier site portail lancé en 2005. Depuis la migration des dossiers thématiques en 2010 sur Revues.org (OpenEdition), la revue Criminocorpus s’est structurée et n’a cessé de se développer pour constituer au fil des années un lieu fédérateur pour les publications relevant de ses axes thématiques. Ses spécificités qui en font aussi son originalité lui permettent d’offrir aux lecteurs un large un panorama de l’état de la recherche.

Au fil des années et de son activité, Criminocorpus est devenu un lieu fédérateur et de convergence de chercheurs, d’ingénieurs, d’archivistes et de personnels de justice. La plateforme est identifiée comme un espace de ressource de référence pour l’histoire de la justice par diverses communautés d’usagers (chercheurs, praticiens de la justice, archivistes et documentalistes, enseignants, élèves et étudiants, documentaristes, journalistes, romanciers…).

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En 2023, Criminocorpus a été lauréat de la médaille de la médiation scientifique du CNRS.
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Pour en savoir plus :

Marc Renneville, « Criminocorpus : 20 ans pour l’histoire de la justice », La Lettre de l’InSHS, 2023, n° 84, p.15-18.

Marc Renneville, Jean-Lucien Sanchez, Sophie Victorien, « Faire et transmettre l’histoire de la justice : les enjeux du numérique » in Arnaud Dhermy (dir.), La transmission des savoirs à l’ère du numérique, Éditions du Comité des travaux historiques et scientifiques, 2021.
URL : https://books.openedition.org/cths/15003

Marc Renneville, Jean-Lucien Sanchez, Sophie Victorien, « Criminocorpus. Un projet numérique pour l’histoire de la justice », Digital Humanities Quarterly, 2018, 12 (1).
URL : http://www.digitalhumanities.org/dhq/vol/12/1/000365/000365.html

Marc Renneville, Jean-Lucien Sanchez, Sophie Victorien, « Le patrimoine pénitentiaire dans le musée d’Histoire de la justice de Criminocorpus (2007-2017) », Déviance et Société, 2018/4 (Vol. 42), p. 619-642.
URL : https://www.cairn.info/revue-deviance-et-societe-2018-4-page-619.htm

Marc Renneville, « Le renouvellement de l’histoire du droit et de la justice à travers le CLAMOR », in Thomas Clay, Bénédicte Fauvarque-Cosson, Florence Renucci et Sandrine Zientara-Logeay (dir.), États généraux de la recherche sur le droit et la justice, Paris, LexisNexis, 2018, p.221-232.
URL : https://hal.science/hal-01731303

Emmanuelle Papinot, Criminocorpus, musée d’histoire de la justice. Quels publics ? Quels usages ? Quelle ergonomie ?, Rapport de recherche, CLAMOR, 2018.
URL : https://hal.science/hal-01800523v1

Marc Renneville, « Pourquoi et comment numériser les sources ? Entretien avec Thomas Grillot », Vingtième siècle. Revue d’histoire, 2017, varia, 133, p.146-150.
URL : https://www.cairn.info/revue-vingtieme-siecle-revue-d-histoire-2017-1-page-145.htm

Marc Renneville, « Zoom sur Criminocorpus. Un musée numérique. Trois questions à Marc Renneville » Bulletin des Bibliothèques de France, 2016, Polar, n° 10, p.60-65.
URL : https://shs.hal.science/halshs-01413089

Marc Renneville. Préface, Musée de l’histoire de la justice, 2015.
URL : https://shs.hal.science/halshs-01390781

Marc Renneville, « Criminocorpus. Une plateforme expérimentale pour l’histoire de la justice, des crimes et des peines », La Lettre de l’InSHS, 2011, n°13, p.15-17.
URL : https://shs.hal.science/halshs-01390540

Marc Renneville, « Criminocorpus, le portail sur l’histoire de la justice, des crimes et des peines », Revue d’histoire de l’enfance « irrégulière » [En ligne], 10 | 2008
URL : http://journals.openedition.org/rhei/2978

Marc Renneville, « Corpus criminologique. Sciences de l’homme, traditions judiciaires et politiques pénales à la fin du XIXe siècle » in Karine Chemla (dir.), Action concertée « Histoire des savoirs » 2003-2007. Recueil de synthèses, CNRS éditions, 2007.
URL : https://shs.hal.science/halshs-01390342